L’infographie vue par les médias : Reportage au JT de France 2
Ce reportage fut diffusé durant le JT de France 2 courant du printemps 2009, en pleine période de crise économique et durant l’explosion du taux de chômage. Il fallait donc apporter du positif aux millions de spectateurs de la messe quotidienne de monsieur Pujadas en faisant des reportages sur les secteurs qui seraient eux en croissance… Vraiment ?
La vision totalement erronée du secteur de l’animation en France produite par ce reportage me semble avoir un potentiel désastreux. Suggérer que l’animation est un domaine qui a de l’avenir en France et qui est en plein essor durant une période de crise du travail a de quoi vous mettre en colère. Surtout quand les médias ne font pas leur travail concernant la crise relative que traverse le secteur depuis un peu plus de dix ans… laissant ainsi miroiter à des parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants que ce serait là une voie à suivre.
Dès le début du reportage, le ton est donné : la french touch est reconnue dans le monde entier !! C’est ce que ce reportage va s’attacher a démontrer en reposant leur méthode sur une vulgarisation d’un niveau très douteux.
Première erreur factuelle: le premier film d’animation n’est pas Français mais Américain: Humorous Phases of Funny Faces de J. Stuart Blackton qui date de 1906. Mais il fallait bien entendu que le journaliste suggère les origines de la French Touch dans l’animation dès sa genèse.
Bien évidemment, cela ne retire rien à la qualité de l’œuvre d’Emile Cohl qui est -il me semble- le premier film reposant uniquement sur de l’animation.
On enchaine alors avec les images d’une cinématique d’Assassin’s Creed créée par Ubisoft, tambourinant à nouveau le fait que nous serions en avance dans le domaine de l’animation. Si je ne m’abuse, cette cinématique a été réalisée dans les studios Québecois d’Ubi Soft ( Quelqu’un pourrait-il le confirmer ? ), ce qui rendrait la démonstration ridicule.
La suite du reportage est alors un feu d’artifice rhétorique: on parle de star du métier (à quand une émission télé-réalité pour élire l’artiste le plus talentueux ?), on avance l’analogie entre la célébrité de James Bond et le « lapin crétin », tout ça pour assener des chiffres qui font rêver : Ubisoft est une entreprise lucrative. 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 23 studios dans le monde entier, etc. Aucune analyse de ce deuxième chiffre non négligeable. Ubisoft est une boite internationale avant tout, elle a délocalisé sa production quasi intégralement à l’étranger et par conséquent son caractère d’entreprise française fleurissante est tout relatif. Je n’ai rien contre la politique de globalisation d’Ubisoft, mais le reportage s’adresse implicitement à un public métropolitain qui a besoin de bonnes nouvelles sur le front de l’emploi et ce reportage semble suggérer que le dynamisme d’Ubisoft y contribue, ce qui est au minimum malhonnête.
Il s’en suit alors un court passage sur la création d’un système de motion capture sans capteur… Français mOOssieur. Oui, vous avez bien entendu une technologie frrrrrançaiseeeeeuh !! On a pas beaucoup plus de détails, mais les images tendent à contredire le commentaire: l’actrice porte des capteurs, certes d’une autre nature, mais il faut tout de même ajouter un accoutrement pour communiquer avec le logiciel de capture… mais bon, c’est un détail anecdotique pour un journaliste ayant effectué un travail aussi approfondi. De plus, si cette entreprise peut tirer des bénéfices de son système, l’animation au sens large n’en profitera pas, bien au contraire car dans l’absolu (et pour grossir un peu le tableau) cela risque de réduire un peu plus les opportunités d’emplois pour les animateurs keyframe.
« Quand un francais vient travailler en Inde, tout le monde se met au garde-à-vous »
Michel Venga, le client indien, annonce alors: « Quand un francais vient travailler en Inde, tout le monde se met au garde-à-vous » , voila de quoi vous glacer le sang et faire naître des étoiles dans les yeux des jeunes spectateurs en attente de rêve professionnel. Le reportage jusque dans ses choix de montage cherche à induire la notion d’une domination des artistes français qui serait indéniable et totalement naturelle…beurk…
A noter que Mr Venga parle un français parfait, ce qui laisse suggérer que ce monsieur a des liens privilégiés avec la France, préalables à sa recherche d’achat de technologie. Et ceci rend un peu douteux la logique qui voudrait que la technologie française dans le domaine de l’animation jouisse d’un succès planétaire.
Nous retrouvons alors la journaliste Perrine Bonnet qui nous explique que la France, dans le domaine de l’animation, est le numéro 3 mondial et serait premier au niveau européen. A noter que la notion de « domaine de l’animation » reste très flou dans le reportage. Cela inclut-il seulement le jeu vidéo et la création de technologies d’animation? Sur quel critère base-t-on ce classement ? Sur les profits générés ? Sur les salaires appliqués dans le secteur ? ( Huhu, j’en doute. ) Quoi qu’il en soit, j’ai des soupçons vis-à-vis de cette troisième place, le Canada et l’Angleterre me semblent être largement devant en terme de chiffre d’affaire, mais je peux parfaitement me tromper (auquel cas je serai gré d’avoir connaissance des chiffres exacts). De même, il y a place au doute au sujet de notre première place européenne, à moins que cela n’incluait pas l’Angleterre.
Mais alors, comment est-ce possible que la France soit à la pointe du secteur ? Parce que nous bénéficions des meilleures écoles, pardi !! La preuve: même la célèbre HEC s’y est mise …
Hein ??? Quoi ?? Je ne comprends pas la logique du reportage, à moins que l’intention soit de vulgariser à nouveau. HEC est une des écoles les plus réputées de France (c’est discutable, en particulier a l’échelle internationale) donc si HEC offre une formation à l’animation, c’est que nous avons une des meilleures formations à l’animation. ( Ecole réputée en économie + animation= meilleure école d’animation… c’est un peu léger tout de même, non ? )
Il y a de quoi faire de la peine aux CFT les Gobelins et à Supinfocom sur ce coup.
Le petit témoignage de Teddy qui serait sur le point de se faire recruter par une entreprise de jeux vidéo au Japon, avant même de terminer sa formation, est totalement symptomatique. Il serait la preuve de la qualité de nos écoles, pourtant de part mon expérience, ce que souligne son témoignage, c’est que ce garçon est talentueux à la base et qu’il a probablement un portfolio en ligne qui a été repéré sans nécessiter l’initiative de son école (il s’agit d’une hypothèse bien entendu). Encore une fois le message est tout de même passé: le secteur de l’animation c’est l’El Dorado…
Et revoilà alors Perrine Bonnet pour le bouquet final. Les écoles formeraient 300 diplômés par an, chiffre que je pense être légèrement en dessous de la réalité en raison de la multiplication des formations. En effet Supinfocom, le CFT et Supinfograph forment au moins 200 personnes par an et ce n’est que le haut de l’iceberg.
« 100% des élèves trouvent un emploi » !
Mais surtout : 100% des élèves trouvent un emploi ! C’est un mensonge indéfendable, le nerf du problème du secteur de l’animation en France. Si la demande d’emploi est largement plus forte que l’offre, c’est proprement du à cette croyance qui fait naître comme des champignons les formations coûteuses qui font miroiter à des jeunes en recherche d’orientation que ce secteur leur assurera un travail. Le taux d’emploi aux sorties des écoles n’est pas de 100%, une partie des étudiants dévie légèrement du secteur de l’animation pour bosser en architecture, pour le web ou dans l’illustration et la plupart des emplois obtenus sont précaires (intermittence ou CDD). De même, la quantité de personnes engagée en stage n’est pas mentionnée (elle est non négligeable) et ne peut être considérée comme un emploi quand le stage ne débouche pas sur une embauche (et ce n’est pas toujours le cas du simple fait que les stagiaires sont souvent recrutés pendant une production, uniquement afin de réduire les coûts de celle-ci)
A noter: il n’est fait aucune mention du niveau de salaires ni de leur inflation qui est incontestablement à la baisse depuis 15 ans et qui est un élément clef de la santé médiocre du secteur.
Je vous laisse méditer et commenter la conclusion du reportage qui annonce que le vrai défi des années à venir serait d’empêcher la fuite des talents vers l’étranger. Il est certain que ce reportage a réussit à nous démontrer sans équivoque qu’Ubisoft y contribue puisque nous ne sommes pas informé clairement de leur politique de délocalisation et encore moins du nombre de français qui rejoignent les studios satellites situés à l’étranger.
Une fois de plus, la couverture des médias sur le sujet est totalement décevante, mais que pouvions-nous attendre d’un reportage de 3 minutes qui se veut avant tout être un spot publicitaire ? Il s’agit simplement d’un bonbon édulcoré, d’un anti-anxiolytique servant de palliatif à un océan de mauvaises nouvelles formant l’actualité.

Enfin un autre son de cloche concernant l’infographie !
Excellente réaction à ce reportage, m’sieur Zeb :-)
Très bien aussi d’avoir relevé qu’Ubi est avant tout un groupe international et qu’il doit sa bonne santé financière à cet état de fait.
Joli aussi d’avoir noté cette « invention » française de la mocap sans capteurs … mais avec capteurs quand même :-)
L’infographie est un secteur d’avenir. Certes… mais où ça ?
Au vue du nombre de gens obligés de s’expatrier pour trouver un emploi, on peut se poser la question !
C’est dommage que tu ne pousses pas l’analyse du comportement de Venga plus avant. Il est manifeste que ce type, en lançant une pareille phrase, cherche avant tout à se recruter des clients en France via une pub TV gratuite. Il devait bien avoir conscience qu’une phrase un peu énorme avait de fortes chances de rester dans le reportage final.
D’ailleurs, si tu observes bien son comportement au moment où il lance le truc, il fait une pause imperceptible, il regarde de côté (pour réfléchir ou bien chercher le slogan dans sa mémoire?), il a un petit sourire qu’il retient. Il prend une brève inspiration et puis il lance le truc, énorme.
C’était bien calculé. Ca le fait presque rire.
Venga doit avoir bien conscience que les français adorent se faire brosser dans le sens du poil.
Officiellement, l’infographie est un secteur d’avenir. Partout dans les médias, les écoles, les organismes du travail, on entend le même son de cloche.
Mais quel avenir ? Des emplois précaires, limités dans le temps et mal payés pour la plupart.
Hors, ce reportage s’attache bien à décrire un Eldorado « infographique » en France…
Et là ça devient énervant car ça n’est pas du tout l’impression que l’on a en tant qu’infographiste 3D !
Au début du reportage, le contexte est clairement défini: « l’image d’animation, l’image de synthèse, films, jeux vidéo ou logiciels ».
Selon le reportage, la France aurait une première place en Europe !
Ca me parait difficile à avaler que la France aurait plus d’importance que l’UK(*) en infographie. Et une première place en fonction de quoi ? C’est clairement dit: il s’agit de « 40% parts de marché ». Oui mais de quel marché exactement ?
A mon avis, ils ont du se concentrer sur le jeu vidéo grâce au poids d’Ubisoft dans ce secteur… Le reportage s’étant axé sur Ubi, les chiffres doivent venir de chez eux, donc contexte jeu. C’est vrai qu’Ubisoft est un titan, de quoi faire pencher la balance en faveur de la France. Mais qu’importe si ces chiffres sont exacts puisque:
1) Ca ne concernerait que le secteur du jeu vidéo, et encore surtout grâce à l’exception Ubisoft.
2) Ubisoft doit sa bonne santé à l’ensemble de ses filiales mondiales.
Donc au final, on fait dire aux chiffres ce qu’on veut.
Il suffit de penser à toutes les boîtes de trucage anglaises pour imaginer que ces chiffres ont été choisis pour obtenir le résultat souhaité.
Dans un contexte global d’infographie, cette place de leader européen ne tiendrait plus.
(*) Quand à l’Angleterre (le Royaume-Uni en fait), elle fait bien partie de l’Europe jusqu’à preuve du contraire.
Oui oui, ils sont même dans l’union européenne (même si je les soupçonne d’y être bien à contre-coeur).
Et puis, il y a l’histoire vraiment agacante des 100% qui trouvent un emploi. Chiffres invérifiables, probablement diffusés par les écoles du secteur. D’où viennent ces 100% ? Des stages obligatoires en dernière année ? Pratique…
Aucune école à ma connaissance ne suit ses élèves après qu’ils ont quitté les lieux. Donc, c’est gratuit. Après tout est relatif, si tu bosses chez Pizza Hut, ça compte aussi pour avoir trouvé un emploi ou pas ?
Ceci dit le message final du reportage n’est pas mal. « le défit des prochaines années est d’éviter la fuite des talents »… du coups c’est presque un aveux de faiblesse ! Si la France serait le centre européen leader du marché, pourquoi donc les meilleurs éléments seraient-il obligé de s’expatrier en Californie (comme j’en connais ;-) … ou bien au japon comme Teddy, l’étudiant du reportage ? …
Au final, le reportage se saborde lui-même et la vérité ressort entre les mots…
Tout a fait d accord sur ton analyse de ce reportage.
Cette histoire de 100% est bien au dela de la realite! Je dirai qu a la sortie de l ecole (Esra dans mon cas), seul 30 / 40 % des eleves avaient trouve un emploi dans l industrie immediatement, et apres 1 ans ca devait peut-etre avoisiner les 60 / 70%.
Ensuite la fuite des « cerveaux animes » n’est absolument pas expliquee. On ne parle absolument pas du cout des ecoles, du salaire d’entree, des horaires ainsi que des conditions de travail. Je ne pense pas que beaucoup de parents voudraient que leurs enfants s’orientent dans une filiere ou le salaire d’entree est de 1100 euros / mois (quand c est pas un stage de 6 mois non renumere avant de peut-etre obtenir un vrai poste), ou l’on est intermittant du spectacle (merci les medias pour la mauvaise image de ce statut), ou les 35h ne sont le plus souvent qu’une illusion sur la feuille de paie a la fin du mois (apres plusieurs annees de travail sur Paris je ne pense pas avoir travaille moins de 50h avec assez regulierement des semaines de 90h).
Les medias francais sont de toute facon habitues a ce genre de demonstration, l’annee derniere un autre reportage sur le metier etait passe dans l’emission combien ca coute. C etait a l occasion de la nomination d’Oktapodi au Oscars si je ne me trompe. Dans ce magnifique chef d’oeuvre de « propagande », on pouvait par exemple trouver un plan d’une ferrari se garant sur le tapis rouge de l entree des Oscars intercale entre une interview des etudiants ayant participe au cours et d’un francais travaillant a Dreamworks.
Que vont retenir les francais de tout ca a votre avis??
Ils auraient du parler de Blizzard, a la fin, un peu comme l’argument suprême, l’agrément ultime pour nous servir leurs bêtises sur un plateau de mensonges digne de ce nom. Apres tout Blizzard appartient au groupe Vivendi et il y a bien deux ou trois étudiants en animation qui bossent chez les MJ.
Moi ca me donne envie de vomir et j’espère qu’ils sont plus sérieux dans leurs autres reportages.
France 2 ou le retour de la propagande gaullienne chauvine…
« des emplois obtenus sont précaires (intermittence ou CDI) »,
Moi, j’aurais plutôt dit (intermittence ou CDD), mais je veux bien reconnaitre que certains CDI sont précaires
Merci yayayvon pour la correction, je corrige la coquille tout de suite
comme indique dans la page sur l’intermittence les intermittents sont en CDD donc attention a ne pas entretenir la croyance repandue que les intermittents sont dans un type de contrat a pars.
Bonjour je suis étudiant à Supinfocom et honnêtement je commence aussi à en avoir marre de ce genre de reportage, c’est pas le premier et ni le dernier à être mal renseigné, mal travaillé, peut être est ce vraiment ca la nouvelle France d’aujourd’hui ? plus les années passent plus cela s’empire dans tout les niveaux, et c’est certains que les étudiants de supinfocoms et gobelins ne rêvent que d’une chose c’est de partir à l’étranger …
J’aimerais écrire au journal, pour non seulement avoir des escuses, car honnêtement mettre en avant HEC cela devient insultant pour toutes les vrais écoles de cinéma d’animations (Supinfocom Arles et Valencienne, Gobelins, Esma, Esra, Dma Roubaix, Emile cohl, Lisaa, La poudriere etc…) ils sont inscrits dans les plus grands festivals du monde! et la plupart des Frenchys qui travaillent dans les grosses boites viennent de ces écoles. Ca revient encore a dire que pour son enfant réussisse il faut qu’il fasse « S » , alors qu’il y a pleins d’autres sections comme la STI art appliqué qui favorise l’entrée de vrais écoles d’art.
C’est fatiguant de voir une France qui à un énorme potentiel, mais dont l’image est détruite par des gens qui sont incompétents, égoistes, et je m’en « foutiste ».
Le français de base critique beaucoup, râle, mais quand il s’agit d’agir, il y a plus personne, ca va faire la grève… je m’emballe peut être mais pour moi tout est lié, dans chaque milieu c’est la même chose… A quand un vrai changement ?
En tout cas merci monsieur Zeb pour cette réaction, mais pour ma part je pense que pour tout changer, il faut aussi changer la mentalité des francais.
@L.D:
C’est fatiguant de voir une France qui à un énorme potentiel, mais dont l’image est détruite par des gens qui sont incompétents, égoistes, et je m’en « foutiste ».
ce que je vois autour de moi c’est surtout des gens mal informes et blases, je ne vois pas en quoi l’image de la france est detruite, les francais sont bosseurs, polyvalent, et plutot peu raleurs par rapports a ce qu’on leur fait subir (essaye de faire bosser gratuitement un americain jusqu’a 4h du mat). Il faut faire une difference entre la phase scolaire du taf ou tu fait des horraires de malades sur un projet perso pour lequel tu est hyper motive (on y est tous passe et c’etait cool :-)) et la phase professionelle ou tu bosse souvent au taquet, avec des horaires a la con mais sur un projet pas forcement interessant, sur lequel on te demande d’etre rentable (donc de faire des images juste potables) et ou on te met la pression alors que ta femme et tes gosses t’attendent a la maison.
Apres rien ne t’empeche de retrouver cette ambience scolaire sur des projets persos entre deux taf mais c’est un choix et surtout c’est ton projet.
Le français de base critique beaucoup, râle, mais quand il s’agit d’agir, il y a plus personne, ca va faire la grève
La greve est une forme d’action (plutot efficace en plus) mais il en existe d’autre (comme la creation de ce site par exemple), mais la plupars des actions demandent une certaine stabilite professionelle pour eviter de risquer son avenir et c’est l’instabilite de nos boulots qui fait qu’il est difficile (mais pas impossible) d’agir dans nos domaines (essaye de compter le nombre de greves qu’il y a eu pour defendre nos boulots, pourtant c’est pas les raisons qui manquent).
Tu nous tiendra au courant de ta demarche pour avoir des excuses de la chaine de tv ou de la prod…
D’ailleur pour contrebalancer ces reportages errones (et c’est le cas de beaucoup de sujets aux infos malheureusement) ce serait pas mal que quelques personnes fassent un petit docu sur nos metier (ou nos formations ;-) ) et le postent sur ce site (je pensse que les modo n’y veront pas d’inconvenient) :-)
@Tyler, merci d’avoir pris le temps d’ecrire de facon clair et precise tes pensees ^^
Ne t’inquietes pas je connais bien la difference entre etudes et travail, attention ne nous comparons pas aux americains, car honnetement il y a une grande marge entre eux et nous.. Et je peux te garantir qu’un americain travaillera jusqu’a 4h du matin gratuitement. Je suis actuellement en stage aux USA et j’en ai eu l’exemple il y a tres peu de temps. Mais de toute facon dans ce milieu c’est plus ou moins pareil dans tout les pays, apres il y a le fait que l’on soit passionne par ce que l’on fait, car creer des univers, des images, rendre vivant un objet ou un personnage c’est passionnant.
Je suis entierement d’accord avec tout ce que tu dis , quand je parle du francais, je parle d’un ensemble, de tout le monde (politique, journaliste, fonctionnaire,etc.. ) et non dans que dans notre milieu, apres attention je ne dis pas que c’est mal de faire la greve, mais il y a un juste milieu. C’est juste que quand je vois ce genre de reportage cela traduit bien l’attitude de beaucoup. Apres il y a toujours des exeptions.
As tu un minimum voyage? je me trompe surement mais, la plupart de ce qu’on me dit, le francais est pretentieux et se remet rarement en question.
Mais attention la French touch existe vraiment, de part ces idees novatrices dans le cinema traditionnel, la mode et le spectacle. D’ailleurs on en a encore la preuve dernierement sur le court Metrage Logorama . Felicitation encore a eux, car ils prouvent bien qu’en france bien qu’il n’y ai pas beaucoup de moyens, ils arrivent a donner de la qualite.
De plus la France n’a pas d’argent, donc forcement le milieu du divertissement qui est le notre, n’en aura pas plus, et surtout que pour faire un film d’animation ca demande beaucoup d’investissement… de ce cote la j’espere plus tard que l’on est plus d’entraide en ce qui concerne l’union Europeenne, et si je ne m’abuse il existe deja des subventions europeennes pour des films d’animationS.
« D’ailleur pour contrebalancer ces reportages errones (et c’est le cas de beaucoup de sujets aux infos malheureusement) ce serait pas mal que quelques personnes fassent un petit docu sur nos metier (ou nos formations ;-) ) et le postent sur ce site (je pensse que les modo n’y veront pas d’inconvenient) :-) »
C’est une super idee en tout cas pour nous a Supinfocom la porte est grande ouverte, pour ce qui est des etudiants dans l’animation, on se retrouve tous au festival d’Annecy.
Tu nous tiendra au courant de ta demarche pour avoir des excuses de la chaine de tv ou de la prod…
Je ne suis qu’un simple etudiant je ne pense pas avoir un grand poids, mais on ne sait jamais.
Bonjour,
Je ne sais pas trop ce qui me pousse à commenter cet article, je suis… journaliste.
Mais ne me lynchez pas : je ne souhaite pas réaliser une telle merde, rassurez vous tout de suite,
Je suis journaliste pour le magazine Capital et nous réalisons un dossier prospectives « La France en 2020″… avec un petit tour d’horizon des métiers qui marcheront plus ou moins forts.
Sur l’avis de plusieurs spécialistes, l’infographiste 3D en temps réel devrait retrouver la côte, les tâches du programmeur étant automatisées en 2020, les entreprises demanderont alors du contenu, du contenu et du contenu… et donc de l’infographiste ?
Faux ?
Sauriez-vous m’indiquer le nombre plus ou moins précis de postes d’infographistes en France ? Le salaire moyen d’un infographiste 3D ?
Y-a t’il un site qui recense ces statistiques ?
Ce serait bien aimable à vous de me répondre (sinon faites attention, je ferais une ôde à HEC, la nouvelle école d’infographisme…) ;-)
Merci
Hugo,
hugo.soutra@gmail.com
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